A combien évaluez-vous votre programme et quels en sont les principaux postes de dépenses ?
Il y a deux estimations claires et chiffrées, l’une à 21,5 milliards d'euros et l’autre à 26 milliards d'euros, entièrement équilibrées par des économies.
Les principaux postes sont le soutien à l’éducation, et en particulier les universités ainsi que la recherche et développement. En deuxième niveau, il y a le développement des entreprises à travers l’allègement des charges par le Small Business Act. (le SBA consiste à supprimer totalement les charges pour le recrutement de deux salariés, ndlr)
Le déficit sera-t-il maintenu sous la barre des 3% comme préconisé par les instances européennes ?
Non seulement je réponds oui, mais je vous dis que je garantis un niveau inférieur à 2% du PIB. Nous ramènerons ce déficit au point où la dette ne grossit plus. Il y a 20 milliards d'euros d’économie à faire, dont 50% en ressources fiscales pour permettre la régression de la dette.
Quelle est votre perception du pacte de stabilité, du niveau de l’euro et de la fixation des taux dont le centre de décision a été transféré à Bruxelles ?
Je suis outré de voir qu’il n’y a pas d’équilibre monétaire, et que ce centre de décision ait été placé à Bruxelles. J’aurais préféré qu’il soit placé à Milan.
Vous-vous êtes prononcé en faveur de la création d’une caution supportée par les assurances pour les impayés de loyers. Comment seront financées l’ensemble de ces mesures ?
Oui, car il faut mettre fin à ce scandale qui consiste à ce que des jeunes qui démarrent dans la vie active n’aient pas l’accès au logement pour des raisons de caution. Ce sont les assurances qui financeront cette caution à raison de 5 à 6 euros part mois.
Sur le plan fiscal, envisagez-vous de modifier le taux d’imposition des plus-values et le niveau du seuil de cession ?
Il n’y aura pas de dette d’impôt, car nous n’en avons pas les moyens. Pour la transmission de patrimoine, il y aura une franchise jusqu’à hauteur de 300 000 euros ; Les fameux 30% de réduction d’impôts il y a 5 ans sont un leurre.
Préconisez-vous un développement de l’épargne salariale ?
Vous connaissez ma position sur l’augmentation du pouvoir d’achat des salariés par la majoration des heures supplémentaires. Cependant, je ne suis pas pour un développement de l’épargne salariale, mais plutôt pour faire participer les salariés aux fruits de l’entreprise, c'est-à-dire un intéressement en liquidités.
Etes vous favorable à l’instauration d’une procédure de class action pour les actionnaires ?
Oui.
Vous souhaitez alléger l’impôt des sociétés qui innovent et alourdir celui des entreprises qui distribuent des dividendes. Avez-vous élaboré un barème à appliquer ? Dans l’affirmative, quels seront les taux d’imposition sur ces entreprises.
Oui, car il y a deux fois moins de brevets déposés en France qu’en Irlande et en Allemagne. Dans le Small Business Act et le programme pour PME/PMI, je mets l’accent sur la créativité, l’innovation et la recherche, pour lesquels je prévois une défiscalisation (arbitrage de 50 à 60 000 euros).
Quels sont les secteurs que vous protégerez une fois au pouvoir ?
Je n’ai pas de secteur à protéger en particulier, mais si je dois privilégier un secteur, ce serait celui de la recherche. J’avoue que je n’ai pas encore pris d’orientation à ce sujet.
Les privatisations vont-elles se poursuivre si vous accédez aux fonctions suprêmes ?
D’abord, il ne reste presque plus rien à privatiser. Mais pour répondre à votre question, je me suis prononcé contre la privatisation de GDF. Par exemple, je trouve ridicule l’introduction d’innombrables numéros commençant par 118, plus compliqués, moins fiables et qui ont fait partir des emplois à l’étranger. Je défendrai les services publics de notre pays, comme, la Poste. Je veux de la concurrence, mais la cohésion sociale est aussi importante. ..............................la suite de l'interview sur easybourse.com
Commentaires