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Lundi 23 octobre 1 23 /10 /Oct 00:00
Les Français forçats du travail ?

 (Easybourse.com) Connus traditionnellement pour leur soutien à une politique protectrice en matière d’emploi, l’Allemagne et la France se retrouvent en tête des pays européens souhaitant plus de flexibilité. Ce sont les résultats d’un sondage publié par le Financial Times.

 «Grâce aux 35 heures, les Français ont recréé le mois d'août en mai», écrivait non sans ironie un éditorialiste du Financial Times, en 2001. Près de 5 ans après, le quotidien britannique publie une étude qui pourrait bien faire taire les railleries quant à notre flemme supposée. Ce sondage réalisé auprès de 10 000 habitants de 5 pays européens (Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie et Espagne) révèle que les Français aimeraient pouvoir travailler plus. Interrogés pour savoir si le gouvernement était «habilité à limiter le nombre d’heures travaillées par un employé», environ 52% de nos compatriotes répondent « non ». Mieux : les trois quarts d’entre eux se disent prêts à faire des « heures sup » pour gagner plus.

Un résultat logique pour Jean-Paul Fitoussi. Le président de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques considère en effet que les Français ont toujours préféré augmenter leur salaire que travailler moins : «S’ils ont plébiscité les 35 heures, c’était faute de mieux, une sorte de second best».

Un sondage TNS-Sofres réalisé en 2005 confirme ses propos. Environ 63% des actifs interrogés étaient plus favorables à une amélioration de leur rémunération qu’à une réduction du temps de travail (35%). Quant à l’ensemble de nos concitoyens, 56% d’entre eux avaient estimé que l’on ne travaillait pas assez en France. Cette tendance était encore plus forte chez les hommes (59%), les cadres (59%), les salariés du privé (59%) et…les retraités (67%).

Petites divergences entre voisins

Les britanniques n’ont pas ce genre de préoccupations. La clause de l’ «opt-out» leur permet en effet de déroger à la durée maximum du temps de travail, fixée dans l’Union européenne à 48 heures par semaine, y compris les heures supplémentaires. Plus de 20% des travailleurs britanniques dépassent les 48 heures hebdomadaires. La France et l’Espagne ont tenté de mettre fin à cette dérogation en juin dernier, en vain.

Les Espagnols vont-ils détrôner les Français sur le podium du peuple réputé le plus paresseux ? 72% d’entre eux sont en tout cas favorables à ce que l’Etat contrôle le nombre d’heures passées au travail. L’Allemagne se place à l’opposé avec 65% des salariés favorables à plus de flexibilité. Au total, près de 47% de la population européenne interrogée se déclare défavorable à une limitation du temps de travail.

D’une façon générale, la fameuse « exception française » se confirme quand il s’agit de la vie active. La forte médiatisation des 35 heures à l’étranger est venue renforcer le cliché du Français fainéant…alors que l’OCDE continue de placer la France dans les pays les plus productifs par heure travaillée. Et selon Eric Chauvet, directeur du pôle Management au département Stratégies d'Opinion de TNS Sofres, notre différence se situe à un tout autre niveau : «Les Français ont globalement un rapport plus passionnel au travail que la plupart de leurs voisins. Dans la société française, le travail que vous faites joue un rôle clé dans votre statut social, votre « identité ». Cela conduit les Français à investir davantage leur emploi que les habitants d’autres pays. Le contraste est saisissant avec la société américaine, mais les différences sont assez importantes aussi avec l’Allemagne ou le Royaume-Uni». On comprend mieux que le sujet soit aussi sensible.

Les salariés français deviennent zen

Fait très étonnant, le Financial Times révèle nous sommes moins de 40% à nous inquiéter du fait que notre employeur change, voire réduise le montant de notre retraite d’ici à notre départ. Quant à la palme de l’envie de travailler, elle revient sans surprise… aux Britanniques. Ils sont 72% à souhaiter pouvoir travailler au-delà de l’âge de la retraite, contre 67% d’Italiens et 56% d’Allemands.

En dépit de la réduction du temps de travail, le taux de chômage en France et en Allemagne s’est établi en moyenne à 10% ces dernières années, soit plus du double de celui de la Grande-Bretagne. Selon le FT, cette précarité alliée à la menace des délocalisations vers les pays de l’Est à bas salaires pourrait expliquer que les 2 pays soient majoritairement favorables à la flexibilité. Si les 35 heures n’ont pas encore déclenché de façon significative la reprise de l’emploi, certains estiment qu’elles ont contribué à la dégradation des conditions de travail, à l’instar de Jean-Paul Fitoussi : «Les Français se sentent beaucoup plus exploités, avec des rapports humains plus brutaux au sein de l’entreprise. On leur demande une plus grande disponibilité. Cette tendance a été accentuée par les 35 heures, car il fallait réduire les temps morts et donc augmenter la productivité».

Productifs, les parisiens ont plutôt intérêt à l’être. Selon une étude réalisée par la banque suisse UBS en juin dernier, ils sont les champions du monde du temps non travaillé. Les actifs de la capitale travaillent 1 481 heures par an, quand les habitants des autres métropoles du monde passent en moyenne 1 844 heures au bureau dans l'année. De quoi réalimenter le stock de plaisanteries de nos voisins…

Publié le 23 Octobre 2006 Copyright © 2006  Retour à l'accueil
Par Real del Sarte - Publié dans : CULTUREL
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Jeudi 19 octobre 4 19 /10 /Oct 07:30

Cercle La Bulle

 

Association Loi 1901 créée en mars 2002, le Cercle La Bulle est présidée par Jean-Marie Caillaud, adhérent de l’UMP, ancien Président de l’U.J.P et actuellement chef de cabinet du ministre de la Culture. Comptant plus de 300 membres, il est composé de jeunes actifs (30-40 ans) de CSP +, issus de la sphère publique (membres de cabinets, hauts fonctionnaires, assistants parlementaires) comme du privé (cadres et cadres supérieurs d’entreprises du privé (tous secteurs d’activités confondus).

 

 

 Mais l’âme du Cercle La Bulle réside avant tout dans l’amitié qui lie ses membres et dans l’entraide qu’ils échangent parfois dans la gestion des dossiers dont ils ont la charge, sans oublier qu’à l’origine les rencontres mensuelles organisées avaient pour seule vocation le partage d’un dîner gastronomique.

 Le nom du Cercle reflète donc cet état d’esprit. Il désigne une bulle d’oxygène, sphère de détente et de sérénité où la cohésion peut prendre la forme d’échanges dans la bonne conduite des activités professionnelles de chacun de ses membres.

  

Depuis peu, le Cercle La Bulle a développé ses activités :

 -         Un dîner mensuel regroupe les membres du Club autour d’un invité et d’un thème. Pierre Bédier, Henri Plagnol, le Directeur du Budget, le président de Lucent Technologies, le conseiller diplomatique du Premier Ministre, des ministres en exercice tels que Roselyne Bachelot, Christian Jacob, Laurent Hénart, Alain Juillet, … sont déjà venus.

 -         Mise en place de groupes de travail sectoriels sur des sujets intéressants la génération des jeunes actifs. Aujourd’hui, « La Bulle » participe à la mission ministérielle sur les pratiques culturelles, sportives et citoyennes en faveur de la jeunesse. Elle prépare également une étude sur l’économie de la jeunesse qui pourrait s’inscrire dans les travaux conduits par le Commissariat du Plan.

 Outre Jean-Marie Caillaud, le bureau est composé de Gaétan Chauderlot, Directeur de Recherches Groupe Vinci (Trésorier), Bérengère Arnold, Conseiller chargé des Affaires Internationales au Cabinet d’Hervé Gaymard (Vice-présidente), Pierre Estrade, consultant chez Stratorg Défense (Secrétaire général), Laurence Petit, Rédacteur Médical (Trésorier adjoint), Boris Ravignon, Inspecteur des Finances (Délégué Général) et Louis Fabiano, Directeur des relations institutionnelles de Siemens France (Délégué Général adjoint).

 L’association est également dotée d’un Conseil d’Administration chargé de veiller au respect des valeurs de notre cercle. Il est composé de :

         Harold Parisot, Associé et Administrateur de EasyBourse.com

         Alexis Le Moine, Consultant Eurogroup

         Guillaume Bologna, Administrateur civil, cabinet Industrie

        Stanislas Bosch-Chaumont, Assistant parlementaire (Nathalie Kosciusko-Morizet)

          Denis Brunel, Cadre supérieur EDF (Relations sociales)

        Vincent Chevrier, Administrateur civil, chef de Bureau au ministère des Affaires Sociales

        Véronique Delvolvé, Docteur en droit, Directrice des Relations Institutionnelles de Glaxo

         Stéphane Fargette, Direction Communication GDF

         Claude Fourcaulx, Fonctionnaire de Police en poste à l’ambassade de France au Liban

        Blaise Mistler, cabinet ministère de l’Agriculture

        Gildas Roger, Directeur de communication, ville de Sannois

        Stéphane Volant, Conseiller auprès du Président de la SNCF

 

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Mercredi 18 octobre 3 18 /10 /Oct 00:00
L’éclat de l’or se ternit

(EASYBOURSE.COM) Après avoir brillé de mille éclats le 12 mai dernier, à 725 dollars l’once, l’or a perdu de sa superbe, chutant de près de 21%. A l’origine de cet effondrement : un phénomène de spéculation qui semble avoir frappé l’ensemble des matières premières.
 


Entre le 5 janvier 2006 et le 12 mai dernier, le cours de l’once d’or est passé de 524,75 dollars à 725 dollars, soit une envolée de 38,2%, flirtant ainsi avec son plus haut niveau depuis la mi-mars 1980. Or, cinq mois plus tard, voilà le cours de l’or redescendu de près de 21%, à un niveau légèrement supérieur à celui du début de l’année.

A l’origine de cette dégringolade ? «Un accident technique», explique Jean-Bernard Guyon, spécialiste des matières premières chez Global Gestion et gérant du fonds Global Gold and Precious. «La chute du prix des matières premières est liée un accident technique survenu en mai et juin dernier. Elle a été provoquée par la réduction de la base monétaire des banques centrales et le relèvement des taux de prêt des banques commerciales. Ceci a généré un problème de liquidité qui est à l’origine de la chute du cours de l’or et de l’ensemble des matières premières», précise-t-il.

 

Mais la baisse actuelle s’explique également par la crainte des investisseurs face à un éventuel ralentissement de l’économie américaine ainsi que de l’or noir.

L’or est entré dans «une phase de transition qui devrait se poursuivre quelque temps», commente Jean-Bernard Guyon. Les seuls «facteurs susceptibles de faire repartir à la hausse le prix de l’once d’or sont la chute du cours du pétrole et celui du dollar […]».Toutefois, «le cours de l’or ne devrait pas diminuer compte tenu des circonstances actuelles, sauf si une récession mondiale surgit», poursuit-il. Autres éléments pouvant tirer le cours à la hausse: l’évolution du contexte géopolitique, notamment la menace terroriste en Occident, la radicalisation des politiques au Moyen-Orient, la guerre en Irak, le dossier iranien, sans oublier la question du nucléaire.

Par conséquent, le cours de l’once d’or devrait se stabiliser pour s’établir dans une fourchette oscillant entre «540 et 600 dollars l’once à court terme», conclut le spécialiste des matières premières chez Global Gestion.

Par ailleurs, la demande mondiale du métal jaune se porte bien, avec une bonne tenue des achats au Moyen-Orient. L’Inde et la Chine, principal acheteur d’or - près de 45% des transactions aurifères mondiales – ont aussi des besoins croissants. A ceci s’ajoute un effet de saisonnalité : le début des festivals et mariages en Inde et, à moyen terme, le Noël chrétien suivi du nouvel an chinois.

Quant à savoir si l’or demeure une valeur refuge, Jean-Bernard Guyon précise qu’il préfère parler de «valeur de diversification des portefeuilles», le «terme de valeur «refuge» donnant l’impression qu’il existe une menace majeure : troubles géopolitiques ou inflation très importante».

Reste qu’en cette période d’incertitude et de flottement, défavorable aux marchés financiers, les investisseurs préfèrent miser sur des placements sûrs, dont l’or fait partie. Il possède en effet pleinement sa place dans le cadre de la gestion patrimoniale.


P.C.

Publié le 16 Octobre 2006 Copyright © 2006  Retour à l'accueil
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Mardi 17 octobre 2 17 /10 /Oct 00:00
Rachid Bakhtaoui
Président, responsable de la rédaction
Ex-rédacteur en chef de Cercle Finance
Dauphine, Institut des techniques de marché
Louis-Serge
Real del Sarte

Vice-président, responsable des partenariats
Directeur Europe de Global Equities
Eurex, Euronext, Ecole des cambistes
Oliver Rasquinet
Associé, responsable design
Directeur Minale Design Strategy
European Business School
Florian Letellier
Associé, responsable du développement
Co-fondateur et directeur technique de Baobaz SA
Ingénieur ESTP
Grégory Kron
Associé, responsable du jeu EasyFix
Direction de la stratégie Groupama
Polytechnique, Stanford
Bernard Marois
Associé, responsable du pôle Recherche
Président du Club Finance de HEC
HEC, MBA Columbia
Harold Parisot
Associé, en charge des relations publiques
Ingénieur d'Affaires Grands Comptes
EPSCI-ESSEC
Laurent Guinguet
Associé, en charge des questions monétaires
Trésorier à la Caisse des dépôts et consignations
DEA Finance, SFAF
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Mercredi 27 septembre 3 27 /09 /Sep 00:00
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Mardi 12 septembre 2 12 /09 /Sep 00:00

« Castings »

Comédie glamour et satirique sur le mannequinat, la publicité et la télévision. Du directeur de casting pervers, aux créatifs de pub qui rêvent de films d’auteur, en passant par le mannequin russe hystérique, ce sont une vingtaine de personnages déjantés qui rêvent tous de leurs « cinq minutes de gloire ».

Théâtre de la comédie Caumartin, 25 rue Caumartin, Paris 9e

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Dimanche 10 septembre 7 10 /09 /Sep 00:00

* Faut-il répondre aux nombreuses invitations à rejoindre des réseaux dont vous pouvez croire qu'ils ne sont que ... virtuels ?
* Doit-on craindre que ses données personnelles soient utilisées à mauvais escient ?
* Quel est le réel apport du "réseautage" ?
* Doit-on y consacrer beaucoup de temps ?
 
Quelques pistes de networkers pour y répondre :


- Les 6 degrés de séparation d'un individu à l'autre; typologie des réseaux, du "social" au "business" networking.
Nicolas Bermond, fondateur de PME-multimedia, et auteur "Le Networking social"

- La gestion du capital relationnel
Alain Lefebvre, fondateur de 6NERGIES

- Le networking contre-nature pour les latins ?
Alex de Carvalho, VP The Middlebrook Group

- La plate-forme européenne Open BC
Yann Mauchamp, Country Manager Open Business Club

- Les Soirées networking et évènements proposés aux membres
Christophe Langlois, Ecademy à Londres

- Organisation et animation
Thibaud Caillet, fondateur du groupe RMS network sur Linkedin

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Samedi 9 septembre 6 09 /09 /Sep 00:00


Le marketing bu et approuvé par les viticulteurs étrangers

A la différence des Français, les Etrangers ont su, et surtout ont accepté, de faire de leur vin une marque. Résultat, leur vin se vend bien, voire de mieux en mieux, chez eux, comme chez les autres.

Lire le dossier complet sur www.easybourse.com

Pour que la filière vin française se sorte de son marasme, «le[s] vigneron[s] doi[vent] se dire «[nous] ne fais[ont] pas du vin pour [nous] mais pour le vendre», lance Yohan Castaing (cf interview ci-contre), gérant d'Alcyon Consulting, un cabinet de conseil en marketing du vin. Les Etrangers l’ont bien compris, notamment ceux du Nouveau Monde, pas les Français.

Le marketing et le vin ne font pas bon ménage dans les mœurs «corporatistes» françaises. Yohan Castaing le sait, mais il observe également qu’il existe un décalage entre la demande des consommateurs et le vin effectivement produit par les viticulteurs. Et de concéder : «certes, le problème de la marque – [à la différence du millésime, un vin de marque est un vin identifiable, qui a le même goût chaque année] -, c’est qu’on obtient un vin lissé, ce n’est pas faux, mais comment trouver de nouveaux consommateurs ? Les jeunes ne boivent plus de vin. La consommation en France a chuté de 50% entre 1990 et 2000 environ».

La baisse de la consommation n’est pas seulement due à la loi Evin et à Nicolas Sarkozy, le ministre de l’Intérieur, qui a exhorté à plus de contrôles d’alcoolémie sur les routes, comme le pensent certains vignerons. Alain Marty (cf interview), le président de Wine & Business Club (Paris), rappelle que « 38% des français ne boivent pas de vin, notamment les 18-25 ans ».

Toucher une clientèle jeune est un défi pour les Français. Cela nécessite de bousculer les habitudes. Et comme le souligne le président de Wine & Business Club, «il ne faut pas oublier qu’il y a deux métiers du vin : celui qui consiste à faire du raisin et celui qui consiste à le vendre. Il est difficile de faire les deux car les compétences requises ne sont pas les mêmes». Sans oublier que «le vigneron n’a pas forcément le temps» de se consacrer à la vente, précise Yohan Castaing.

Mais si la consommation française de vins diminue, «la consommation mondiale continue de s’accroître», note l’Onivins, l’Office national interprofessionnel des vins, dans sa publication « Faits et chiffres 2005 ». Plus précisément, l’Europe reste le premier continent consommateur de vins, bien qu’en légère baisse par rapport à 1998. Quant à l’Amérique, l’Asie et l’Océanie, leur consommation progresse, essentiellement emmenée par une hausse des demandes nord-américaines, chinoises et néo-zélandaises.

«La consommation mondiale de vin augmente de 5% par an», constate Alain Marty, «ce qui laisse une lueur d’espoir au vin français» ajoute-t-il. Possible, mais encore faut-il que la filière vin française accepte d’intégrer la notion de marketing et de marque.

La percée australienne dans les ventes mondiales

En la matière, «la France est à la traine», observe le président du Wine & Business Club. En témoigne qu’ «en 2000, l’américain Gallo a investi autant en marketing et en publicité au Royaume-Uni que l’ensemble des vignerons français dans le monde entier». Ceci explique peut-être pourquoi le producteur et leader mondial du marché est classé troisième du Top 20 des ventes de vins britanniques, que les Anglais consomment presque autant de vins américains que de vins français, et qu’ils consomment plus de vins australiens que de vins français.

C’est du moins l’avis de Yohan Castaing, le gérant d'Alcyon Consulting. La préférence britannique pour les vins australiens «n’est pas une histoire de goût - il faut être un connaisseur pour faire la distinction -, mais une question de marketing». Selon lui, «les Australiens savent développer et animer une marque, ils savent gérer la publicité, travailler le produit. La preuve, c’est qu’ils ont réussi à faire boire du vin à des consommateurs de bière»… L’attitude consumériste est claire. En l’occurrence, «les Britanniques recherchent des vins de marque. Ils ne veulent pas changer de propriétaire, d’appellation, etc.» tout le temps, explique Yohan Castaing.

Le choix du positionnement est également important. Les vins australiens sont des produits «middle class» (ni bas de gamme, ni haut de gamme), voire un peu au-dessus. S’ils cannibalisent les vins français en Grande-Bretagne, ils cannibalisent aussi, grâce à ce positionnement, les vins américains aux Etats-Unis. La Mission économique française à Washington souligne, sur le site du quotidien viticole en ligne Viti-net, que «depuis plus d’une décennie, l’Australie, le Chili, l’Argentine, la Nouvelle-Zélande et d’autres pays producteurs de vins ont gagné d’importantes parts de marché aux Etats-Unis au détriment des exportateurs traditionnels, au premier rang desquels la France, mais aussi et surtout, au détriment des vins domestiques».

Les vins californiens souffrent d’un problème d’image et de positionnement sur le marché américain. Entre la piquette – les «two buck chuck», les vins à deux balles - et le vin haut de gamme, les Américains n’ont pas vraiment d’alternatives quant aux productions maison. De quoi faire les beaux jours de Yellow Tail, une gamme australienne au packaging attractif de dix vins de cépages (Chardonnay, Pinot Noir, Shiraz, Merlot, Cabernet Sauvignon, Shiraz Cabernet, Cabernet Merlot, Shiraz Grenache, Pinot Grigio et Riesling) vendus entre six et douze dollars (entre 4,7 et 9,4 euros).

Des bouteilles rigolotes pour attirer l’œil

Attirer le regard des consommateurs, voilà peut-être un moyen pour les viticulteurs français de se sortir de la crise. Parce que, en fin de compte, « les vignerons [français] ne sont pas idiots », estime Yohan Castaing, ils pourraient eux aussi intégrer la notion de marketing.

Certains l’ont déjà fait, à l’image de Francis Comberton pour son Château David Queynac. Ce viticulteur bordelais, propulsé au rang de «viticulteur-designer» par les spécialistes du design de la revue Etape Magazine, compte bien sur le marketing pour se démarquer dans les linéaires des distributeurs. «L’idée m'est venue un matin au réveil, j’ai vu une étiquette en spirale sur une bouteille. Apres des essais, le visuel était prêt», explique-t-il. Par contre, pas facile de trouver un imprimeur. «Dans le Libournais, les gens ne sont pas très ouverts au changement, et c'est à La Rochelle que j'en ai trouvé un», précise-t-il. D’ici à fin septembre les premières étiquettes seront prêtes et Francis Comberton se dit «très confiant» quant à l’accueil des consommateurs «aux vues de l'accueil fait par des spécialistes de l’emballage».

Dans un registre plus farfelu, mais tout aussi efficace, du moins d’un point de vue médiatique, la cuvée «Kanzébuzépusoif» développée par la modeste cave coopérative de Gignac, près de Montpellier, pour favoriser la commercialisation d'un petit vin de Pays d'Oc à 3,95 euros la bouteille. Il faut dire que tous les vignerons du Languedoc-Roussillon sont touchés par la crise. Le concept ? La bouteille de rosé est au frigo, l'étiquette thermosensible affiche «zésoif». Après quelques verres ? « zébu». La dernière goutte est versée, «apu».

En jouant sur l’humour et la décontraction, la cave Gignac vise une clientèle de jeunes et de consommateurs non avertis. Elle n’en est d’ailleurs pas à son premier essai. L’an dernier, elle sortait une bouteille orange criarde, façon papier peint de cuisine des années 70, sous le nom d’ «Effet Kitsch».

La bouteille «rigolote», c’est un premier pas. La brique de vin «rigolote» en est un autre. Et ce pas, Jean-Charles Boisset, le plus gros négociant de Bourgogne l’a franchi. Lancée à la mi-2005 aux Etats-Unis et au Canada, «French Rabbit», une gamme de quatre cépages (Pinot Noir, Chardonnay, Cabernet Sauvignon et Merlot) du Pays d’Oc dans un emballage Tetra Pak, s’est déjà écoulée à un million de briques.

Certes, Jean-Charles Boisset soigne la présentation de l’«emballage», mais son initiative évite également que des producteurs américains, comme Gallo, viennent jouer les négociants en France, achètent du vin, créent une marque – notamment «Red Bicyclette» - pour ensuite la revendre aux Etats-Unis.

La bouteille, la brique française pour consommateurs étrangers… A quand la cannette de vin française, pas forcément rigolote sur les linéaires français ? A l'instar de Francis Ford Coppola et son blanc de blancs «Sofia Mini», la société Australienne Barokes Wine a lancé une collection de vins en canette. Ce système à remporter une médaille d'argent au Royal Melbourne Wine Show 2005.

 

- 8 Septembre 2006 -
Copyright © 2006 Easybourse

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