L’éclat de l’OR se ternit

Publié le par Real del Sarte

L’éclat de l’or se ternit

(EASYBOURSE.COM) Après avoir brillé de mille éclats le 12 mai dernier, à 725 dollars l’once, l’or a perdu de sa superbe, chutant de près de 21%. A l’origine de cet effondrement : un phénomène de spéculation qui semble avoir frappé l’ensemble des matières premières.
 


Entre le 5 janvier 2006 et le 12 mai dernier, le cours de l’once d’or est passé de 524,75 dollars à 725 dollars, soit une envolée de 38,2%, flirtant ainsi avec son plus haut niveau depuis la mi-mars 1980. Or, cinq mois plus tard, voilà le cours de l’or redescendu de près de 21%, à un niveau légèrement supérieur à celui du début de l’année.

A l’origine de cette dégringolade ? «Un accident technique», explique Jean-Bernard Guyon, spécialiste des matières premières chez Global Gestion et gérant du fonds Global Gold and Precious. «La chute du prix des matières premières est liée un accident technique survenu en mai et juin dernier. Elle a été provoquée par la réduction de la base monétaire des banques centrales et le relèvement des taux de prêt des banques commerciales. Ceci a généré un problème de liquidité qui est à l’origine de la chute du cours de l’or et de l’ensemble des matières premières», précise-t-il.

 

Mais la baisse actuelle s’explique également par la crainte des investisseurs face à un éventuel ralentissement de l’économie américaine ainsi que de l’or noir.

L’or est entré dans «une phase de transition qui devrait se poursuivre quelque temps», commente Jean-Bernard Guyon. Les seuls «facteurs susceptibles de faire repartir à la hausse le prix de l’once d’or sont la chute du cours du pétrole et celui du dollar […]».Toutefois, «le cours de l’or ne devrait pas diminuer compte tenu des circonstances actuelles, sauf si une récession mondiale surgit», poursuit-il. Autres éléments pouvant tirer le cours à la hausse: l’évolution du contexte géopolitique, notamment la menace terroriste en Occident, la radicalisation des politiques au Moyen-Orient, la guerre en Irak, le dossier iranien, sans oublier la question du nucléaire.

Par conséquent, le cours de l’once d’or devrait se stabiliser pour s’établir dans une fourchette oscillant entre «540 et 600 dollars l’once à court terme», conclut le spécialiste des matières premières chez Global Gestion.

Par ailleurs, la demande mondiale du métal jaune se porte bien, avec une bonne tenue des achats au Moyen-Orient. L’Inde et la Chine, principal acheteur d’or - près de 45% des transactions aurifères mondiales – ont aussi des besoins croissants. A ceci s’ajoute un effet de saisonnalité : le début des festivals et mariages en Inde et, à moyen terme, le Noël chrétien suivi du nouvel an chinois.

Quant à savoir si l’or demeure une valeur refuge, Jean-Bernard Guyon précise qu’il préfère parler de «valeur de diversification des portefeuilles», le «terme de valeur «refuge» donnant l’impression qu’il existe une menace majeure : troubles géopolitiques ou inflation très importante».

Reste qu’en cette période d’incertitude et de flottement, défavorable aux marchés financiers, les investisseurs préfèrent miser sur des placements sûrs, dont l’or fait partie. Il possède en effet pleinement sa place dans le cadre de la gestion patrimoniale.


P.C.

Publié le 16 Octobre 2006 Copyright © 2006  Retour à l'accueil
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Publié dans CULTUREL

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