Citigroup : offre sur BBVA, SocGen ou Barclays ?

Publié le par Real del Sarte

Citigroup : offre sur BBVA, SocGen ou Barclays ?

Premier établissement financier mondial par le montant de sa capitalisation boursière, le géant américain Citigroup envisage de recourir à des acquisitions pour réduire son exposition au marché domestique et accroître sa rentabilité.

A l'occasion d'une interview accordée au Financial Times, Chuck Prince, président de Citigroup, a indiqué que son groupe avait exploré au cours des derniers mois plusieurs opérations potentielles, en Asie (Taiwan, Chine), en Turquie, en Amérique Centrale et en…Europe de l'Ouest.

M.Prince ajoute que le pipeline se renforce progressivement ce qui alimente les spéculations autour de l'identité des banques qui figurent dans le tableau de chasse du prédateur américain.

Il s'agit pour Citigroup de réduire sa dépendance au marché américain et de porter la part des profits réalisés en dehors des Etats-Unis de 45% à 60% au cours des prochaines années.

Il lui faudra également mieux maîtriser ses coûts et améliorer sa rentabilité afin de satisfaire des actionnaires qui n'ont pas hésité à hausser le ton à l'image du prince Al-Waleed, propriétaire de 4,3% du capital, qui s'est exprimé en juillet dernier pour l'application de mesures draconiennes .

Rumeurs autour de SocGen, Commerzbank, BBVA et Barclays

Citigroup est donc confronté à un double défi. Réduire ses coûts internes pour accroître sa rentabilité et aller chercher à l'extérieur un surcroît de croissance pour éviter un atterrissage brutal en cas de décélération de l'activité aux Etats-Unis.

Avec une capitalisation boursière de 252 milliards de dollars, Citigroup dispose d'une force de frappe qui lui permet de se lancer à l'assaut de n'importe quel établissement européen.

Par le passé, la banque américaine avait exploré l'option d'un rachat de son homologue allemande Deutsche Bank mais les pourparlers ont achoppé pour des raisons politiques, le gouvernement Schroder ayant à l'époque opposé son veto à une reprise du principal établissement allemand par une banque américaine.

Depuis, la situation a nettement évolué puisque le numéro deux allemand HVB est tombé dans l'escarcelle du numéro deux italien Unicredito.

Citigroup pourrait s'engouffrer dans la brèche en se lançant à l'assaut de Commerzbank (17,5Mds€ de capitalisation).

A moins que Chuck Prince ne lui préfère une proie de taille plus importante à l'instar de Société Générale en France (55,5Mds€), Barclays au Royaume Uni (45Mds£) ou BBVA en Espagne (64,5Mds€).

A noter concernant BBVA que les rumeurs vont bon train à Madrid autour d'un raid de Citigroup sur le géant ibérique et un recours, le cas échéant, à un chevalier blanc qui pourrait bien être…SCH, l'autre acteur majeur espagnol.

En France, Société Générale apparaît comme la proie idéale pour Citigroup compte tenu de son expertise dans les activités de marché, son modèle de croissance et sa rentabilité élevée.

S'agissant enfin de Barclays, les spéculations vont bon train depuis plusieurs mois autour d'un rachat de la célèbre banque britannique par Citigroup, Bank America ou Wells Fargo.

La consolidation du secteur bancaire européen pourrait s'accélérer au cours des prochains mois avec un probable débarquement américain sur les cotes de la Manche ou de la Méditerranée…

R.B.

 

- 09 Octobre 2006 -   
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Publié dans analyse financière

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